A TOI, PARIS




« Toi qui es parisienne, tu me conseilles d’aller voir quoi à Paris ? »


Quand j’ai dû déménager dans la région parisienne, j’ai détesté l’idée. Moi, fille de la campagne qui allait devoir se débrouiller à la grande ville. Le métro, le monde, le bruit, le rythme… Tout ça, ce n’était pas fait pour moi – en tout cas, je le croyais – mais je l’aime cette ville. J’aime son agitation, ses mouvements, sa vivacité… Il faut juste apprendre à trouver son bonheur.

Je n’ai jamais vraiment su me situer dans Paris jusqu’au jour où on a décidé d’aller prendre un métro intra-muros et de s’arrêter à n’importe quelle station dont le nom nous plaisait. Et puis c’est devenu comme un rituel, on préparait un pique-nique, on essayait de marcher le plus possible pour faire le moins de correspondance et éviter de prendre le métro.


J’ai pu alors découvrir le quartier du Marais comme il se doit. Grimper les marches de Montmartre pour aller sur la « place des artistes ». Me perdre dans des petites rues pour m’offrir une vue incroyable sur Paris. Voir enfin les colonnes de Buren dans la cour du palais Royal et marcher jusqu’au Grand Palais. Partir de l’Arc de Triomphe, descendre les Champs-Élyséespour finir sur la place de la Concorde. Être un peu déçue par la rue Crémieux mais vraiment ravie de traverser l’île St Louis. Profiter du jardin des Buttes Chaumont sous la pluie et bronzer dans le Parc André Citroën. Faire un aller-retour au bois de Vincennes pour des churros et une autrefois encore pour des churros aussi. Voir à moitié le feu d’artifice sur la place des Invalides et devoir prendre un autre chemin qui nous rallonge d’une heure et demie. Couper par l’île auxCygnes pour rentrer. Passer devant le Louvre, s’arrêter pour regarder les touristes prendre en photo la pyramide. Arriver par le jardin des plantes pour prendre des cours au Muséum d’histoire naturelle. Traverser la Seine sur le pont Bir-Hakeimpendant la coupe du monde. Me retrouver au Trocadéro sans trop savoir pourquoi. Se rendre à la fondation Louis Vuitton pour une expo. Marcher main dans la main sur le pont des arts. Prendre un coup tard le soir dans le jardin de Bercy et courir à travers l’esplanade de la BNF pour ne pas louper le bus. Profiter des derniers rayons de soleil devant Notre-Dame sur l’Île de la cité avec des bons copains. Sortir des Halles pour savoir ce qui s’y trouve. S’arrêter sur la place du centre Pompidou. S’asseoir sur un banc du Parc Monsouris et sur un autre du parc Monceau. Faire un premier pique-nique dans le Jardin du château de Versailles et un dernier pique-nique dans le jardin du Luxembourg. Analyser la façade de l’hôtel de ville. Être toujours émerveillée en passant devant la Tour Effel.


Paris, c’est ça. Mais c’est bien plus encore. Mais je m’y perdrais.

Cette ville pour moi, elle se découvre. Paris, c’est juste marcher main dans la main ou entourer de bons copains. Tourner au coin d’une rue en disant avec surprise « Ah mais on est là ?! » se demander « quand est-ce qu’on arrive ? » parce qu’on ne pensait pas que c’était aussi loin. S’asseoir au bord de la Seine pour un apéritif en été et regarder la tour de fer s’illuminait en hiver. Paris, c’est comme ça qu’on le visite. Paris, il faut s’y perdre. Paris, les petits comme les grands bonheurs on les déniche. Alors, je ne vous conseille pas d’aller voir simplement de vous laisser entrainer, de vous laisser guider, d’apprendre à l’aimer. PERDEZ-VOUS !


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