AVOIR LE COEUR AU VENTRE (Partie 3 : Quelques solutions et astuces pour réduire les maux)





Malheureusement, il n’y a pas de remèdes magiques pour arrêter définitivement cette maladie, mais il existe des astuces pour soulager ou diminuer les maux, travailler sur un suivi perso vers un équilibre et agir sur le physique et le psychologique, faire attention à son alimentation, changer ses habitudes

TRAVAILLER SUR SOI


> Prendre soin de soi/de son corps (les sphères émotionnelles et psychiques) : Il est possible d’augmenter son intelligence émotionnelle en ayant une hygiène de vie adaptée. En décidant d’accepter, d’appréhender et d’apprendre à composer avec cette maladie et en gérant son stress, on peut alors réussir à diminuer les maux.

Faire un travail sur soi avec l’aide d’un thérapeute : - Travailler sur le lâcher prise, la psychorigidité et le perfectionnisme (caractéristiques des personnes atteintes de SII) grâce à un psychologue. - Pour les chocs émotionnels : Eye movement desensitization and reprocessing, c’est-à-dire désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. - Par des séances de relaxation et/ou de sophrologie pour diminuer les tensions de la vie - Par l’hypnothérapie (donne d’assez bons résultats).

Faire un travail avec soi-même - Faire de la méditation/pleine conscience (Cela peut être difficile au départ mais avec un travail routinier ; vous obtiendrez des résultats.). - Tenir un journal de gratitude : en début et/ou en fin de la journée ; noter tous les petits bonheurs rencontrés pour rester optimiste et voir le positif de chaque jour. - Écouter la symbiose de notre corps et notre esprit. - Rester soi-même : expliquer le SII aux proches, l’assumer.

> La magie des plantes : Infusions et huiles essentielles > Exercices physique : Yoga, stretching, marche à pied > Respiration : Ventrale, complète ou uddiyana Banha (pour les personnes plus expérimentées) > Techniques manuelles : ostéopathie, shiatsu, acuponcture et auto massage


QUELQUES NOUVELLES HABITUDES A PRENDRE


Mettre en place de nouvelles habitudes peut être parfois difficile et prendre un peu de temps, c’est pourquoi il peut être intéressant de passer par une liste de choses que nous souhaitons mettre en place avant de commencer. Chaque habitude serait détaillée afin de savoir toutes les étapes à suivre avant de pouvoir la réaliser. Enfin, noter quand les habitudes que vous souhaitez commencer dès aujourd’hui et celle que vous intégrerez plus tard. Chaque chose en son temps pour ne pas foncer dans le mur.

- Pendant les repas avoir des moments de calme, sans débats agités ou contrariants, ni téléphone. - Manger à des heures fixes pour habituer votre système digestif à recevoir la nourriture en sécrétant des enzymes et ne pas louper de repas (même en période de crise). - Solliciter tous les sens avant de déguster : regarder, sentir… Pour stimuler la production de salive. - Repenser sa journée dans son intégralité (en intégrant ses nouvelles habitudes le matin, le midi ou le soir).


LES SUPERALIMENTS QUI PEUVENT VOUS AIDER

Les super-aliments sont des produits naturels qui ont un ou des effets positifs sur le corps. Ils contiennent une grande quantité de vitamines, minéraux, d’enzymes, d’acides aminés et d’antioxydants.

➢ La chlorella et la spiruline La chlorella aide les personnes qui ont un transit lent et sont sujettes aux ballonnements, car la chlorophylle assiste le foie pour faire ses différentes tâches, en plus de maintenir l’équilibre acido-basique et de contenir les 8 acides aminés (et du fer) indispensables au bon fonctionnement de notre corps. Quand à la spiruline, elle possède les mêmes qualités sauf qu’elles ne sont pas accélératrice de transit.

➢ Bêtacarotène et urucum La bêtacarotène (contenue dans les aliments de couleur orange) est un antioxydant qui lutte contre le stress, les pollutions et le manque de sommeil. Il peut s’avérer utile en cure de 3 moins (minimum) pour augmenter la capacité de la peau à se protéger contre les rayons du soleil. Elle possède aussi des propriétés cicatrisantes et régénératrices de muqueuse intestinale. L’urucum est une baie originaire d’Amérique qui contient le plus de bêtacarotène.

➢ Le trio-coco La farine de coco pour les transits lent, car sa teneur en fibre est beaucoup plus douce. Elle peut être utilisée pour faire des pâtisseries. L’huile de coco dont l’acide gras saturée et l’acide laurique est très rare dans l’alimentation et pourtant mieux assimilés par l’organisme. Il détient des propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques. Et en plus, elle est directement utilisée comme carburant par notre organisme donc elle allège l’énergie dédiée à la digestion. Et le beurre de coco qui contient, lui aussi, des fibres très douces et est riche en bon acides aminés. C’est une source énergétique plutôt intéressante.

➢ L’aloe vera Idéal pour les acidité digestive ou les reflux gastriques, elle apaise les estomacs enflammés.

➢ Le pollen frais Il englobe la quasi-totalité des micronutriments et est riche en protéines complètes (8 acides aminés), des oligoéléments, minéraux et vitamines. Mais aussi des enzymes qui permettent de soutenir et renforcer la microbiote.

➢ Les trois nutriments clé pour le système nerveux Les oméga 3 se sont des acides gras dit « essentiels », car le corps ne peut pas les fabriquer. En fait, 70 % de la matière sèche de notre cerveau en est composée. C’est un composé fragile dont les huiles doivent être conservées au frigo et ne pas être utilisée pour la cuisson.


En France, la population est très carencée en Magnésium (l’organisme ne produit pas de magnésium) alors qu’il s’agit d’un élément central qui intervient dans le fonctionnement et l’équilibre dans notre système nerveux. Et toutes les vitamines du groupe B qui sont essentielles pour notre corps.

LES ÉPICES ET LES AROMATES Ces derniers ont différentes propriétés avantageuses comme anti-inflammatoires, digestives, hépatiques ou carminatives. L'ayurvéda est une médecine traditionnelle indienne qui sépare les propriétés des épices et aromates en quatre grandes caractéristiques qui se retrouvent par paire ; - Refroidissant/chauffant : Le premier à privilégier pendant la saison chaude. Pour les personnes souffrant de transit très rapide, de sueurs même durant des températures fraiches, de diarrhées brûlantes et des selles explosives, et dont le tempérament est colérique. On les appelle les personnes de « type feu ». Le second est donc à privilégier pendant la saison froide et pour les personnes souffrant de frilosités (extrémités froides).

- Séchant/Lubrifiant : Le premier est pour les personnes ayant des manifestations glaireuses en grande quantité. Tandis que le second sera pour les personnes ayant des selles sèche et une peau trop sèche.

Lorsqu’une personne rencontre un déséquilibre relativement important, elle peut alors prendre ponctuellement des compléments en demandant l’avis d’un professionnel.

LES « INTERDITS »

➢ Les fruits : Le fructose sensibilise la muqueuse car il n’est pas digéré par le système digestif et se retrouve dans le côlon à fermenter. Les fruits les plus digestes sont les citrons et agrumes, les fraises et les framboises, les myrtilles, le cassis, le kiwi, les fruits de la passion et les papayes.

➢ Les sucrants et édulcorants : Ceux riches en fructose sont à éviter comme l’agave, le miel, l’érable, les concentrés de fruits et bien sûr, le sucre blanc. Ils peuvent être remplacés par du sirop de riz, d’orge, de maïs, de miel cristallisé, sucre complet et le nectar de coco.

➢ Les crudités : Elles sont à éviter le plus possible ou en petite quantité. En fait, les aliments crus sont riches en fibres sous leur forme la plus rigide donc elles sont irritantes. Ils prennent plus de temps à être digérés donc ils sont plus longtemps sujets aux fermentations intestinales. Dans ce cas, il vaut mieux privilégier les modes de cuisson douce afin d’attendrir les fibres et les rendre plus douces pour les intestins sensibles, mais aussi pour conserver au maximum les nutriments.

➢ Les légumes : Ils sont riches en fibres et en micronutriments mais il faut savoir les choisir et respecter certaines quantités car ceux trop riches en fodmaps ne sont pas bien tolérés.

➢ Les légumineuses : Un des groupes d’aliments les plus fragilisant car les fodmaps y sont présents en grande quantité et les fibres extrêmement dures.

➢ Les produits animaux et sous produits : Il existe différentes catégories ; les produits riches en acides gras saturés sont inflammatoires et doivent être évités (viande rouge notamment), les viandes blanches et les poissons qui sont assez bien tolérés et les œufs à la coque ou au plat qui sont bien tolérés.

➢ Les produits lactofermentés : à consommer en petite quantité et hors-crise.

➢ Les noix et les oléagineux : elles ont une densité nutritionnelle très forte, mais sont difficile et longues à digérer (bien que certaines soit mieux assimilées).

Le gluten, lactose, le soja et les œufs : Certaines personnes sont intolérantes quand d’autres non mais il vaut mieux choisir des produits de qualité.


Les fodmaps :acronyme listant toutes les substances spécifiques surtout des glucides. Certains des glucides contenus des fodmaps ont des particularités que les personnes atteintes de SII ne peuvent pas digérer ou tolérer. Ils passent par le côlon, attirent de l’eau et fermentent avec des bactéries intestinales (donnant des flatulences et des ballonnements).

La question des fibres en cas de constipation : En consommer trop peut avoir différentes conséquences - Selon le type de fibres (soluble ou insoluble) ; si le côlon est paresseux, elles accentueront la constipation, mais elles sont moins irritantes. - Selon la nature (crues/cuites ou fruits/légumes) ; elle stimule l’avancée des selles dans le gros intestin, mais elles sont plus irritantes et peuvent provoquer une inflammation de l’intestin. - Et selon les causes de constipation. Le mieux serait une alternance entre céréales blanches (moins irritantes) avec des céréales semi-complètes.

Bien que la recherche n’est pas encore trouvée de solution pour stopper cette maladie, en intégrant ces nouvelles habitudes et en utilisant ces petites astuces, il sera possible de vous soulager, voir à réduire vos maux. Je sais que ça peut faire peur au début et qu’en lisant ça vous vous dîtes qu’avoir le SII est synonyme de plus rien manger, mais finalement, je n’ai jamais aussi bien cuisiné que depuis que j’ai cette maladie !  


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