CA Y EST, JE SUIS DEVENUE FILLE AU PAIR (Partie 3 : Conduire à gauche)






Pour ceux ou celles qui l’auraient oublié, les Anglais roulent du côté gauche de la route, le volant à droite. C’est une des choses qui m’a le plus rendue perplexe (même si je le savais déjà). Tout le trajet dans le taxi pour me rendre à Duns Tew – ou du moins, le temps que je n’ai pas passé à dormir -, j’ai essayé de comprendre comment j’allais m’y prendre pour conduire de ce côté.

J’étais là en train d’épier le conducteur conduire en me disant « Ca va, en fait. C’est comme conduire en mode miroir. » C’est un peu vrai, mais c’est quand même un peu plus compliqué que ça. Et mon « ca va en fait », quand j’ai dû monter côté conducteur de la voiture et non passager pour mon cours de conduite, il est très vite retourné en France. J’étais là avec mon sourire – un peu stupide - de la fille qui ne sait pas trop ce qu’on lui demande, mais qui fait comme ci, à attendre le moment fatidique où j’allais devoir démarrer la voiture…

Bien évidemment, la première chose à faire était de s’attacher et déjà ça, c’était une épreuve. Pourquoi ? De quel côté se trouve la ceinture en France ? A votre gauche, vous la tirer vers vous avec votre main droite. Evidemment, c’est une question stupide. Me voilà donc cherchant ma ceinture du côté gauche. « Oh tiens la voilà ! Au-dessus de mon épaule droite. Ah ben oui, bien sûr… Coucou toi. » Me voilà attachée et le moniteur me demande si je sais démarrer une automatique. Logiquement, oui, je savais le faire, mais sans vouloir faire de vilains jeux de mots, j’avais carrément perdu les pédales. Je baissais la tête pour regarder sous le volant, si par - pur hasard, on ne sait jamais - elles n’avaient pas disparu. Non, non, elles étaient toujours là. Le moniteur m’observait avec un regard interrogateur et finit par me dire que l’accélérateur se trouvait à droite, le frein au milieu et l’embrayage à gauche. Il avait raison, c’était un sans-faute.

Tout était bon, j’étais lancée sur la route, je roulais à vive allure au travers de la ville dépassant chaque papi et mamie qui se trouvait sur mon chemin… Enfin pas tout à fait, ça, c’est plus ce que j’aurais voulue. La vérité, c’est que je n’ai pas dépassé les 50 km/h. Quoi ?! Ca fait peur de rouler à gauche ! Après 2 heures de cours, nous sommes rentrés à Duns Tew où le moniteur a dit à Rebecca que je serais une bonne conductrice, mais que j’avais besoin de prendre confiance. Suite à ça, elle m’a proposée de me faire conduire de temps en temps et de m’accompagner pour emmener et ramener les filles à leurs différentes activités pendant une semaine.

Alors quand est venue le jour où j’ai dû conduire seule pour la première fois, je me sentais prête. Aujourd’hui, je peux dire que je me débrouille pour conduire à l’Anglaise. Je ne veux mentir à personne, il m’arrive encore de prendre la route du mauvais côté et de me faire des frayeurs quand je vois les voitures m’arrivaient dessus (cela m’arrive souvent en sortant des parkings ou dans les lieux où il n’y a pas de marquages) ou encore de chercher la ceinture du côté gauche (ce qui fait beaucoup rire Jamie et Rebecca).

Mais tout est question d’habitudes, j’ai trouvé ça dur au départ surtout que je ne connaissais pas les routes anglaises qui sont – dans les environs de Duns Tew – plutôt mal entretenues et très étroites. Je pense que je conduirais de mieux en mieux – voir plus qu’en France -. Je ne veux pas m’avancer, mais je suis prête à parier que je serais encore plus perdue quand je vais devoir conduire de nouveau à la francaise.

To be continued.

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