CA Y EST, JE SUIS DEVENUE FILLE AU PAIR (Partie 4 : Parler anglais)




J’ai aimé les cours d’anglais dès le collège et je participais plutôt pas mal durant ces heures là. Je participais parfois trop et la prof me regardait en s’excusant qu’elle devait forcer les autres à le parler un peu. À la fin d’un cours, je lui avais demandé si elle pouvait m’aider à progresser encore plus, elle m’avait dit que maintenant, elle ne pouvait plus faire grand chose pour moi et que la meilleure façon que j’avance, c’était de partir à l’étranger pour pouvoir le parler.

Sincèrement, je pense qu’aujourd’hui, ça m’a aidé de suivre ces cours et de prendre la parole. En partant en Angleterre, je me débrouillais déjà assez bien. Je comprenais presqu’à chaque fois les messages que je recevais de la famille et je pouvais lui répondre sans être toujours obligé de me rendre sur un traducteur.

Le jour de mon arrivée, la première personne à qui j’ai dû parler fut le taxi et je me suis tout de suite rendu compte que ça n’allait pas être une mince affaire de comprendre les anglais. Je pense que le véritable souci est surtout quand ils décident de parler à une vitesse relativement rapide. Donc quand j’ai rejoint le taxi et qu’il me parlait, au départ, je lui demandais de répéter et puis après, j’ai laissé tombé – trop fatigué pour tenter de comprendre quoi que ce soit - et je faisais simplement semblant de comprendre en espérant qu’il ne verrait pas le subterfuge.

J’entendais l’anglais, mais je le voyais aussi. – et il était partout ; sur les panneaux, à la radio, sortant de la bouche des gens…-. Ma tête perdait déjà tous ses moyens. Quand j’ai débarquée à Duns Tew, je faisais tout mon possible pour réussir à rester concentrer sur ce qu’on était en train de me dire, mais très souvent, je dérivais et retournais dans mon petit pays et m’entendais parler français. Et tous les soirs, je me couchais en posant ma tête lourde de vocabulaire à retenir, de conjugaisons à ne pas oublier, des tournures de phrases à me souvenir et surtout en aillant l’impression d’être un « translator » - oui, parce qu’après un mois, j’ai déjà oublié certains mots français. Si c’est pas « incredible » ça ! –

Sans blague, un jour de coup de blues, j’ai téléphonais à ma mère, j’essayais de lui expliquer la raison de mon mal-être sans pouvoir. « Mais voilà, maman, je ne sais même plus parler français, tous les mots arrivent dans ma tête en anglais ». Un autre jour, je lui racontais ma journée avec tellement de lenteur et essayant de trouver mes mots que j’ai finis par lui dire « Désolée, j’essaie de traduire en anglais, mais en fait, c’est carrément débile » et elle riait, bien sûr. C’est ce qui arrive quand on passe ces journées à traduire tout ce que les gens nous disent et l’inverse. Aujourd’hui, c’est un travail que mon cerveau fait par habitude et je sens ma tête plus reposée. Après un mois de vie anglaise, je suis capable de comprendre ce qu’on me dit – même Fransceca qui adore marmonner et que je ne pensais jamais pouvoir comprendre - et même si parfois, je suis encore obligée de demander qu’on me parle doucement ou qu’on me répète, je me sens beaucoup plus à l’aise.

Quant à ma progression orale, je pense que je dois encore m’améliorer. Notamment en ce qui concerne la construction de mes phrases, ma fluidité, mes conjugaisons et surtout avoir toujours plus de vocabulaire et m’en rappeler. Je n’arrive pas à me rendre compte de mes progrès parce que je me mets très souvent la barre haute – et que pour l’instant, je ne l’ai pas encore atteinte – mais Rebecca raconte à qui veut l’entendre que je suis française et que je parle très bien anglais, mais que je ne le pense pas. Alors, à moi de prendre confiance – et de finaliser mon inscription à l’école Kheiron – pour rendre meilleur mon anglais.

To be continued.

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