CONSEILS POUR BIEN VIVRE SA RECONVERSION PROFESSIONNELLE/SCOLAIRE






Avant de vouloir devenir coach, mon parcours scolaire et professionnel avait vraiment rien à voir. Je me suis juste rendu compte que ce que je voulais faire à la base n’était absolument pas fait pour moi et j’ai décidé de changer de voie pour trouver un métier qui me corresponde mieux. On peut alors dire que j’ai fait une reconversion professionnelle et je voulais aujourd’hui te partager mon histoire, le pourquoi du comment et surtout te donner mes conseils et astuces pour bien le vivre et faire au mieux.


MON HISTOIRE


> mon parcours


Je suis issu d’un baccalauréat Arts Appliqués ; je voulais travailler dans les décors de cinéma donc j’ai poursuivi avec un BTS Design d’Espace. Et puis finalement, je voulais participer à ma manière à la protection de l’environnement donc je fais une licence professionnelle en alternance pour être paysagiste écologue. C’est durant cette année que je me suis rendue compte que ce genre de métier n’était pas fait pour moi.


Je suis donc partie faire un voyage de fille au pair à la fois pour trouver ma voie et puis aussi, bien sûr pour apprendre à parler Anglais. C’était une aventure extraordinaire que tu peux retrouver en podcast (sur YouTube ou dans l’onglet Podcast). En rentrant de ce séjour, je n'étais toujours pas sûre100% donc j’ai choisit de faire un service civique et devenir animatrice Eco-ambassadrice pour le CROUS.Ca n’a pas été une super expérience, mais j’ai vraiment pu me concentrer sur mes tests d’entrées en BPJEPS Activité de la Forme pour devenir coach sportif.


> pourquoi j’ai voulu changer de voie


Quand j’étais en licence, je n’allais vraiment pas bien. Avant même d’arriver à ma structure de stage, je commençais déjà à être anxieuse et plus j’approchais plus je sentais une boule grandir en moi.


Un jour, cette boule de stress et d’angoisse a fini par me submerger. Je faisais des crises de panique avant, pendant et après le travail ; tout le temps en fait.Je n’étais vraiment pas bien, je pleurais sans arrêt, me sentais inutile et vide de sens.


Ma mère a tiré la sonnette d’alarme, le jour où je lui ai dit « Maman, je suis en train de mourir de l’intérieur ».J’ai été en arrêt pendant 2 semaines ; j’ai pu mettre des mots sur mes angoisses et faire le choix de partir faire fille au pair pour prendre un peu de recul.


J’ai su assez rapidement que cette formation n’était pas faite pour moi, pour ne pas dire immédiatement. Dès le premier jour ; je me suis demandé ce que je foutais là, mais je me disais que je ne pouvais pas me faire une idée dès le début. Finalement, il faut toujours se fier à son intuition. Ceci étant dit, je ne regrette pas d’avoir poursuivi mon année et avoir obtenu mon diplôme, car j’ai tout de même donné de ma personne et je suis fière de dire que je méritais ce diplôme.


Ce qui m’a mis la puce à l’oreille dans un premier, ce sont les gens de ma classe qui avaient tous l’air plus comblé les uns que les autres. Tout le monde sauf moi et ma copine Nina, il y avait de quoi se poser des questions.


J’essayais tant bien que mal de retenir ce que j’apprenais en cours, mais j’avais toujours cette drôle d’impression de ne jamais vraiment comprendre. Plus tard, j’ai fini par comprendre que je ne retenais pas, non pas parce que je n’avais pas de mémoire, mais parce que le sujet ne m’intéressait tout simplement pas.



Du côté de l’alternance, les journées paraissaient terriblement longues et ennuyantes. Pourtant, les tâches qui m’étaient confiée étaient dans la plupart des cas, importantes .Mais je n’y prenais pas goût et j’attendais toujours la fin avec impatience.


De plus, je trouvais que je n’avais pas assez de contact, que le métier n’était pas dynamique et rester derrière un ordinateur me lassait terriblement. Au final, je me sentais inutile et impuissante face à cette situation.


C’est un peu comme ça que je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse quelque chose pour aller mieux, mais surtout me sentir épanouie et accomplie.


CONSEILS


Alors maintenant, que tu connais un peu mon histoire et que peut être, tu te reconnais ; je vais te donner les astuces et les conseils qui m’ont bien aidé pendant ma reconversion professionnelle.



1.COMMENCER PAR SE POSER LES BONNES QUESTIONS


Il arrive parfois qu’on pense que notre métier ne nous plaît pas, mais en réalité, ce n’est autre que l’entreprise qui ne nous correspond pas. Il est donc important de prendre le temps de se poser les bonnes questions pour trouver le problème de fond. Pour ça, rien de tel que de se recentrer sur soi-même et d’utiliser la méthode des 8 quartiers de la vie :


Je t’invite alors à noter sur 10 :


-       Ta carrière professionnelle

-       Ta vie amoureuse

-       Ta santé

-       Tes loisirs

-       Tes finances

-       Ton développement personnel

-       Ton environnement physique


Grâce à cette technique pour pourra mettre en évidence ce qui ne va pas vraiment dans ta vie et comprendre si oui, ou non, tu dois avoir recours à une reconversion professionnelle.




2. DÉTERMINER UN PROJET D’AVENIR


Avant de passer à cette étape là, tu peux choisir de te faire aider par un coach par exemple ou prendre un rendez vous avec un conseiller d’orientation, aller à la mission locale ou encore Pôle emploi. Pour ma part, j’avais rencontré un homme qui semblait être coach, et même temps conseiller (il s’occupait surtout d’enfant qui décrochait scolairement, mais aidé aussi des adultes à trouver leur chemin) .Il avait pris le temps de me faire dire qui j’étais en me posant des questions rhétoriques.Ce rendez-vous avait été très enrichissant et m’avait permit de vraiment voir qui j’étais et me recentrer sur ma personne.


Tu peux aussi faire des tests d’orientation sur Internet, ils se sont pas tous très fiable, mais en règle général, ça te donne au moins une idée.



Une fois que tu sais à peu près vers où tu veux aller, il va falloir définir ton projet. À savoir, quelles sont les démarches pour faire ton nouveau métier, quelles sont tes compétences et celles que tu dois acquérir, les offres du marché, se tourner vers des professionnels pour poser des questions, faire des stages ( ces deux dernières choses ont été très bénéfiques pour moi, mais aussi lors des entretiens pour mes écoles)…



3.FAIRE UN BILAN DE COMPÉTENCE


Commencer par savoir quelles sont tes compétences est très important pour ne pas perdre du temps. Dans ton parcours scolaire et/ou professionnel, tu as forcément acquis des connaissances et des compétences que tu pourras mettre en avant dans ton CV et lors d’entretiens.


Parfois, il faudra peut-être passé par la case formation et dans ce cas, il faut choisir un ou des diplômes certifiés et reconnus sur le marché du travail pour avoir réellement de la valeur. Il faut donc pour certain.e.s revenir sur les bancs de l’école, mais c’est des fois pas plus mal !


Mais il n’est pas toujours obligatoire de passer par une étape « formation », vous pouvez aussi faire une Validation des Acquis de l’Expériences soit avant de débuter ton nouveau métier si tu en as les ressources, soit après l’avoir exercé quelque temps.



4. SE RENSEIGNER SUR LES FINANCEMENTS DE FORMATION


Il se peut que la formation choisie soit un coût pour toi, mais si tu te renseignes bien, il existe de nombreuses façons de pouvoir financer une formation.


Si elle est courte et que tu as déjà travaillé, tu peux utiliser le Compte Professionnelle de Formation si elle est longue, ce sera le Congé Individuel de Formation.


Dans certains cas et dépendant du montant de formation, Pôle Emploi peut aussi participer au financement de la formation.


Il est aussi possible de contacter la région qui elle aussi peut donner des « bourses » de financement.


Certaines entreprises peuvent payer tout ou partie d’une formation, n’hésite pas à leur en parler.


Dernière chose, pense à regarder si ta formation peut se faire sous contrat d’apprentissage.



Dans ces premières parties, on a surtout parlé de choses d’ordre « administratives » mais maintenant, je voudrais un peu te parler de choses plus personnelles, te dire des choses que j’aurais bien aimé qu’on me dise plus tôt ou peut être plus souvent ou juste des choses que j’ai faite et qui m’ont vraiment aidées.


5. PRENDRE MON TEMPS POUR RÉFLÉCHIR


Quand je suis partie en Angleterre, j’ai mis un peu de temps avant de comprendre qu’il fallait que je prenne le temps de réfléchir à ce que je voulais faire et que donc je devais faire quelques recherches.


Une fois que j’étais lancé, trouver ma voie n’a pas été si compliqué, mais je me suis vraiment d’abord imposé puis accordé un temps de recherche. Durant ces temps, je fais des brainstormings, je faisais des exercices de développement personnel (type noté mes qualité et mes défauts), j’ai beaucoup lu aussi sur l’Ikagai –j’en ai fait un article si tu es intérréssé.e-, j’ai posé des questions, appeler des gens et fait des stages.


Ce temps est pour moi plus qu’important, il est nécessaire et primordial pour dans un premier temps : apprendre à se connaître et dans un second temps, être sûr du chemin que nous allons emprunter.


6. VOIR SON PARCOURS COMME UNE FORCE


Pendant un moment, j’ai pensé que j’avais échoué puisque je changeais de voie et que je ne savais pas quoi faire.Avec le recul, aujourd’hui, je pense le contraire : j’ai bien plus que réussit à avoir fait le choix de vivre mon rêve plutôt que de m’enfermer dans la facilité.


J’ai appris à me pardonner d’avoir pris un chemin plus long et de m’avoir fait subir des choses compliquées. J’ai déculpabilisé d'avoir choisir ma passion et faire ce qu’il me plaît, au lieu de suivre un chemin tout tracé.


J’ai décidé que mon parcours serait une force à la place de me dire que ce serait un frein et c’est le cas. Aujourd’hui, je peux affirmer que je suis une personne aux multiples compétences et connaissances et que je suis capable de m’adapter à toutes sortes de situations.


Je suis aussi fière de dire que je n’ai abandonné aucune de mes formations et que j’ai toujours mené à bien les tâches qui m’étaient confié. J’ai à chaque fois, fait en sorte de tirer le positif, mais aussi des leçons de mes expériences passées pour mûrir et toujours m’améliorer.


Tout ça pour te dire qu’une reconversion professionnelle n’est et ne sera jamais un échec ! Bien au contraire, tu pourrais au moins te vanter de savoir pleins de choses et d’avoir la chance d’accéder à différentes opportunités.Et n’oublis pas que c’est quand même plus important de faire quelque chose qui te plait, mais devoir sortir de sa zone de confort plutôt que choisir la facilité et mais ne pas être épanouie dans son quotidien.. On passe quand même bien les ¾ de notre temps au travail autant faire quelque chose qui nous plait !




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