LA SOUPLESSE




On entend beaucoup de choses quand on parle de souplesse, alors comment savoir si elle est vraiment bénéfique ou pas ?Comme la développer et si nous avons vraiment besoin de la développer ? C’est ce que j’ai essayé de savoir et que je t’ai retranscrit dans ce nouvel article.


C’EST QUOI LA SOUPLESSE ?

Commençons par le début, la définition de la souplesse.


Déjà, c’est une qualité physique comme les autres. Elle répond donc aux mêmes caractéristiques de spécificité, d’entraînabilité, de programmation, de charge…

« C’est la capacité d’un individu à accomplir les mouvements avec la plus grande amplitude possible, de manière active ou passive.Elle déterminée par la flexibilité des articulations, l’élasticité des muscles et des tendons, des ligaments ainsi que par la capacité de relâchement neuromusculaire.»


Donc il faut comprendre que cette qualité peut être exprimée de différentes manières : statique(posture) ou dynamique (mouvement) qui n’ont pas forcément de lien entres elles.

De plus, toutes les personnes n’ont pas les mêmes besoins par rapport à leur anatomie, physiologie, leur physique ou leur activité sportive(Gym, cyclisme, muscu…).


D’autant qu’il existe de multiples formes de souplesse :

*La souplesse générale qui concerne la mobilité des principales articulations ayant une amplitude correcte.

*La souplesse spécifique qui fait appel mobilité d’une ou des articulations en fonction de la discipline sportive.

*La souplesse active qui concerne la recherche de l’amplitude maximale d’une articulation sollicitant les muscles moteurs pour un geste spécifique.

*La souplesse passive qui fait référence à l’amplitude du mouvement qui est augmentée sous l’effet d’une force externe.


LES OBJECTIFS DE LA SOUPLESSE


Aujourd’hui, les effets des exercices d’étirements font un peu polémique, mais voici quelques objectifs qui peuvent être déclarés :

-Développer la mobilité

-Entretenir et restaurer la flexibilité dynamique des muscles

-Préparer la musculature au travail athlétique

-Optimiser la tension musculaire et réactivité du muscle à l’étirement

-Augmentation de la performance

-Rétablir certains déséquilibres de chaînes muscles

-Prévenir, limiter les accidents musculaires, tendineux, articulaires

-Aider à la récupération


LESDIFFERENTES TECHNIQUES D’ETIREMENTS


*La méthode statique :c’est celle qui a été le plus étudié, car c’est la plus simple d’utilisation. Elle consiste à adopter une posture donnée, tout en exerçant une tension sur le groupe musculaire ciblé. L’articulation est placée à un angle correspondant à la position où la douleur est la plus supportable, mais pas maximal.

*La méthode « Facilitation neuromusculaire proprioceptive » : c’est l’implication de circuits nerveux réflexes qui sont censés avoir une incidence sur le niveau de relâchement musculaire.C’est un ensemble de techniques issues du milieu de la thérapie manuelle.


*Méthode passive : Il y a un allongement progressif, lent, d’un groupe musculaire à l’aide de son propre poids, d’auto-contraction ou d’une force extérieure pour un plus grand étirements du muscle. Il favorise la récupération et aide à l’entretien de la souplesse.


*Méthode dynamique :

Il en existe plusieurs :

- Méthode du mouvement dynamique : il s’agit de faire des mouvements lents et de grande amplitude.Sans à-coups et de façon contrôlée ;en général, elle mine des mouvements ou des contraintes que l’on va retrouver pendant la séance.

- Méthode balistique : là, on reprend la forme dynamique précédente, mais avec un angle plus réduit et/ou une force vitesse plus rapide.

-Méthode activo-dynamique : C’est la combinaison d’un allongement du muscle avec une contraction isométrique du même groupe musculaire ou du groupe antagoniste suivie d’une phase dynamique.


*Métho deactivo-passive: Il y a un enchaînement d’un étirement actif de faible amplitude avec contraction statique suivie d’un allongement passif après le relâchement.


EN SAVOIR PLUS :


> Est –ce que les étirements sont-ils mauvais pour la performance musculaire ?


D’après certains protocoles, il a été démontré qu’il existe un lien dose-effet entre la durée d’une séance d’assouplissement statiques et la diminution de force.En gros, plus l’étirement est long, plus la performance diminue.Mais surtout qu’il y a un seuil de durée en dessous duquel un étirement n’a pas d’incidence sur la performance musculaire.

Il a même été démontré que les étirements statiques pratiqués régulièrement peuvent avoir des effets positifs sur la performance ;bien que sous certaines conditions.


> Est –ce que les étirements jouent un rôle dans la prévention des blessures ou les courbatures ?


La première chose à savoir, c’est qu’il ne faut pas s’étirer à froid. De la même façon qu’on ne commence à un entraînement sans s’échauffer, il vaut mieux débuter sa séance d’assouplissement par un petit échauffement.


De plus, lors d’une séance, les fibres musculaires du muscle sont détruites et ça peut faire mal. C’est ce qu’on appelle les courbatures. Pour réduire cette douleur, on pense que s‘étirer fera du bien. En réalité, s’étirer n’a pas de rapport avec les courbatures que ce soit avant ou après un entraînement.


> Combien de temps s’étirer ? Combien de répétitions ?

La durée pour un exercice est de 20 à 45 secondes. Mais tout dépend de la méthode choisie ;par exemple pour la souplesse passive, ce n’est pas la durée d’un étirement qui joue un rôle, mais plutôt la durée totale des étirements qui est important. Tandis que pour la souplesse active, le programme doit être composé sous forme decontracter-relâcher.

En ce qui concerne le nombre de répétitions, on recommande entre 3 à 4r épétitions.


>Combien de séances réaliser par semaine ?


Plus on va s’étirer, plus on sera souple.Mais 3 séances par semaines sont suffisantes pour obtenir des résultats.

Attention tout de même, car si on s’entraîne quotidiennement entraîne une diminution de l’amplitude de mouvement.