LETTRE POUR MES 24 ANS



Demain j’aurais 24 ans. Ce n’est pas vieux 24 ans mais quand on est resté bloqué à ses 18 ans, ça me fait tout étrange.

En fait, je me suis posée la question : Pourquoi je n’ai pas voulu grandir ?

Et puis, j’ai compris ; l’année de mes 18 ans, elle m’a comme un peu été volé. Une année qui restera dans mes souvenirs, très compliquée et douloureuse et bien que j’aie réussi à lui dire au revoir, elle fait partie de moi et de mon histoire.

J’ai grandi malgré, à cause ou peut être grâce à elle ; dans tous les cas elle m’a fait devenir la personne que je suis aujourd’hui – du moins en partie-.


Mais ce n’est pas le sujet à vrai dire. Je voulais juste écrire avec le cœur, sans thème particulier à aborder, sans me mettre la pression pour vous écrire l’article parfait.


Aujourd’hui, à l’aube de mes 24 années – je trouves que cette expression rajoute vraiment un petit truc qui fait la différence, pas vous ?- ; je suis heureuse et fière de vous dire que j’aime enfin la personne que je suis, que j’apprécie ma propre compagnie et que j’ai beaucoup de fierté en disant que j’ai vraiment – énormément, monstrueusement- évoluée.

Et je peux l’affirmer après cette drôle d’année que j’ai passé pour mes 23 ans – que j’ai d’ailleurs fêté 4 jours après avoir été confiné-.


En réalité, j’ai tellement changé que je ne sais pas trop par où commencer.

S’il y a bien un truc que je devrais évoquer parce que je me suis moi-même impressionnée, c’est ma détermination. C’est le mot qui décrit le mieux ma 23ème année, je trouve.

Et c’est ce que j’ai compris « on n’a rien, sans rien » ; c’est pourquoi je n’ai rien lâché – et que j’ai tout gagné. Je n’ai pas peur de le dire, je le dis sans arrogance mais j’ai vraiment tout fait pour avoir ce que je voulais – enfin, je parle au passé, comme si tout été terminé, alors qu’en vrai, ça ne fait que commencer.


Cette 23ème année m’a réellement prouvé de quoi j’étais capable pour atteindre n’importe lequel de mes objectifs. Je me suis rendue compte de toutes les ressources que je possédais en moi qui m’aidaient à garder les pieds sur terre, la tête haute et le torse bombé.

Mais aussi – et surtout- à trouver le courage d’affronter les difficultés que la vie mettait au travers de mon chemin.


Parce que devoir dire Adieu est l’une des épreuves les plus dures à laquelle j’ai dû faire face deux fois cette année, je sais que la vie a encore voulu me tester. Mais comme le dit si bien mon professeur : « c’est dans l’adversité que l’on avance ». Il a raison.

Mais ce ne sont pas les obstacles qui nous rendent plus fort, c’est le fait de pouvoir les surmonter.

Tout le monde rencontre au cours de sa vie des moments plus douloureux que d’autres, c’est notre capacité à vouloir les dépasser qui fait de nous ce que nous sommes.

Les lâches se tourneront en victime et remettront la faute sur les autres car c’est toujours plus facile de rester dans l’inaction et d’user des excuses pour justifier le fait d’abandonner.

Les courageux prendront les choses en main et verront la difficulté comme un défis, un challenge à remporter. Et c’est comme ça qu’on apprend à sortir de sa zone de confort, en vainquant ses peurs, en tenant tête à ses appréhensions et en fonçant tout droit vers nos inquiétudes.


Parce que tout ce qui te fait peur veut souvent dire que ça compte vraiment.

Je n’ai jamais autant appris quand me relevant de mes échecs et me questionnant sur mes erreurs. Je les accepte, je les observe et j’en tires des leçons ; pour qu’elles-mêmes me tirent vers le haut.

Et grâce à ça, je deviens chaque jour meilleure, je deviens chaque jour un petit peu plus moi.


Le chemin est encore long mais avant j’y allais à reculons alors que maintenant, j’avances droit devant et je me sens presque sur le point de courir.

Tout ça pour rattraper mes rêves et les faire devenir réalité.



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